adonner (s')

adonner (s')

⇒ADONNER (S'), verbe pronom.
I.— Emploi pronom. S'adonner à
A.— S'adonner à qqc. Se livrer à quelque chose.
1. Se livrer par inclination et avec ardeur à une activité ou à une pratique particulière cultiver un sentiment, une idée.
a) L'inclination a un effet bénéfique ou est considérée comme telle :
1. Plus tard, il [Napoléon] s'étendait sur notre peu d'aptitude nationale à clore une révolution, à s'adonner à la fixité, ...
E.-D. DE LAS CASES, Le Mémorial de Sainte-Hélène, t. 2, 1823, p. 267.
2. César Birotteau n'avait eu qu'un éclair de courage militaire. Pendant le mois que dura sa convalescence, il fit de solides réflexions sur l'alliance ridicule de la politique et de la parfumerie. S'il resta royaliste, il résolut d'être purement et simplement un parfumeur royaliste, sans jamais plus se compromettre, et s'adonna corps et âme, à sa partie.
H. DE BALZAC, César Birotteau, 1837, p. 36.
3. Cette jeune fille, si timide et si inexpérimentée d'ailleurs, possède et cultive une foule de connaissances; elle s'est adonnée à la musique, au dessin, et à toutes ces choses elle apporte l'avantage d'une aptitude naturelle, et je ne sais quelle grâce remplie de sentiment.
R. TOEPFFER, Nouvelles genevoises, 1839, p. 320.
4. Vittoria Colonna eût voulu que son noble ami Michel-Ange se détournât de l'étude du nu et d'un art qu'elle jugeait profane pour s'adonner davantage à peindre des madones et des saintes.
M. BARRÈS, Mes cahiers, t. 10, 3 avr.-août 1913, pp. 168-169.
5. Il est une région de la vie de l'âme où réellement ne pénètre jamais aucun rayon de conscience : nous pouvons donc l'appeler l'« inconscient absolu ». Mais de deux choses l'une : ou bien cet inconscient absolu règne encore seul sur toute l'activité de l'idée : et dans ce cas nous l'appellerons l'« inconscient général ». C'est lui dont nous avons constaté la présence dans la vie embryonnaire : l'idée y était encore exclusivement adonnée à la formation organique, et c'est pour cela que nous ne donnâmes pas encore à cette idée le nom d'âme... etc....
A. BÉGUIN, L'Âme romantique et le rêve, 1939, p. 135.
Rem. 1. La constr. s'adonner à + inf. est rare. 2. a) synon. : s'attacher, se consacrer à; pratiquer; tourner toutes ses pensées vers; à la limite : se donner à; b) syntagmes rencontrés : s'adonner à ses pensées, à la lecture, à l'étude, à un travail.
b) L'inclination a un effet néfaste ou est considérée comme telle :
6. La mort d'Huguet de Guisay n'excita aucune pitié, et parut une juste punition de Dieu. Non seulement il était adonné à tous les vices et menait la plus mauvaise vie, mais c'était le plus cruel et le plus insolent des hommes. Un de ses grands plaisirs était de maltraiter ses valets et les pauvres gens de basse classe.
P. DE BARANTE, Hist. des ducs de Bourgogne, t. 2, 1821-1824, pp. 99-100.
7. Un jeune homme qui aime s'adonne au relâchement et à la mollesse; il n'est plus bon à rien qu'à soupirer auprès d'une femme,...
R. TOEPFFER, Nouvelles genevoises, 1839, p. 68.
8. C'est à partir de ce moment que ma mère s'adonna, avec rage, à la boisson. Elle essaya bien, les premiers temps, de travailler dans les sardineries, mais, comme elle était toujours ivre, aucun de ses patrons ne voulut la garder. Alors, elle resta chez elle à s'enivrer, querelleuse et morne;...
O. MIRBEAU, Le Journal d'une femme de chambre, 1900, p. 97.
9. ... maman et signora Rosa préféraient leur solitude, le dimanche, maman pour s'adonner à son chagrin taciturne et soigner ses nerfs, signora Rosa pour ruminer les reproches justifiés qu'elle allait pouvoir faire à son mari quand le photographe reparaîtrait, chacune enfermée dans sa chambre aux deux bouts de la grande maison vide...
B. CENDRARS, Bourlinguer, 1948, pp. 126-127.
Rem. 1. Le part. passé adjectivé est fréq. pour cet emploi (ex. 6). 2. Syntagmes rencontrés : s'adonner aux femmes, au jeu, à l'ivrognerie, à une passion; s'- à la guerre; s'- au regret. 3. Le compl. du verbe désigne gén. une chose; dans le syntagme s'adonner aux femmes, le compl. pers. a une valeur symbolique (cf. l'art. aux, qui désigne les femmes en gén.) et désigne l'amour frivole ou vénal, comme dans l'ex. suiv. (Vénus du carrefour :« prostituée » et p. méton. « prostitution »; cf. l'art. la, qui désigne l'ensemble des Vénus du carrefour) :
10. Maurice de Guérin fut au collège Stanislas avec Barbey, avec John Lemoinne, avec Hetzel. Il était très adonné à la Vénus du carrefour. Il donnait des leçons pour vivre. Sur le conseil de Barbey, il épousa la sœur d'un de ses élèves, une Indienne.
M. BARRÈS, Mes cahiers, t. 3, 2 mai 1902-17 avr. 1903, p. 75.
Ac. 1798-1932 ne donne cet emploi que pour le syntagme être adonné.
2. Se livrer par routine ou obligation à une activité :
11. Ces gens-là ne croient pas les Français plus sots que les autres peuples; les supposeraient-ils moins adonnés aux vieilles routines, plus affranchis des préjugés de l'usage? Ils répondront eux-mêmes qu'ils sont toujours les derniers, sinon à accueillir, du moins à adopter les découvertes utiles; ...
V. DE JOUY, L'Hermite de la chaussée d'Antin, t. 4, 1813, p. 141.
12. Pendant tout l'hiver, la vie de Lucien fut donc une longue ivresse coupée par les faciles travaux du journalisme; (...). Mais l'étude était une exception, le poète ne s'y adonnait que contraint par la nécessité :les déjeuners, les dîners, les parties de plaisir, les soirées du monde le jeu prenaient tout son temps et Coralie dévorait le reste.
H. DE BALZAC, Les Illusions perdues, 1843, p. 464.
B.— Vx ou dial.
1. Vieilli, rare
a) S'adonner à un lieu, une société. Fréquenter habituellement ce lieu, cette société :
13. Ce chien s'adonne à la cuisine, Il y est habituellement.
Ac. 1798-1878.
b) [Le suj. désigne une femme] S'adonner avec qqn. Se donner à quelqu'un :
14. Elle couchait donc n'importe où, avec n'importe qui, peut-être avec le charretier ou le goujat. Mais il arriva que, bientôt, elle s'adonna avec le sourd et s'accoupla avec lui d'une façon continue. Comment s'unirent ces deux misères? (...) On ne sait pas. On sut seulement, un jour, qu'ils vivaient ensemble comme mari et femme.
G. DE MAUPASSANT, Contes et nouvelles, t. 1, Les Bécasses, 1885, p. 209.
Rem. Il est probable qu'il s'agit en outre d'une influence de s'unir, qui admet la double constr. à et avec.
2. Dial. [Le suj. désigne des obj.] S'adapter, s'ajuster ensemble :
15. Deux objets préparés ad hoc s'adonnent bien.
P. MARTELLIÈRE, Glossaire du Vendômois, 1893, p. 6.
3. Can. Ça s'adonne
a) Ça s'adonne que. Arriver, se trouver comme cela par hasard :
16. — Le chantier n'était pas bien loin dans le bois, seulement à deux jours de voyage du transcontinental, qui descend sur la Tuque : mais ça s'adonnait qu'il y avait eu un accident à la « track » qui n'était pas encore réparée, et les chars ne passaient pas.
L. HÉMON, Maria Chapdelaine, 1916, p. 139.
b) [Empl. pour marquer sa conviction] Ça s'adonne. Certainement, évidemment :
17. — Oui, c'est pas mon idée que tu rôdes longtemps dans les taxis.
— Non, ça s'adonne, fit le chauffeur avec une certaine violence. Je lâcherai ça vite, je t'en donne ma parole. Une vraie vie de chien...
G. ROY, Bonheur d'occasion, 1945, p. 57.
II.— Emploi intrans., rare
MAR. [Le suj. désigne le vent] Tourner dans un sens favorable à la marche du navire :
18. Le vent adonne de plus en plus passant au nord, et c'est vent arrière que nous marchons à toute vitesse avec la machine et les voiles dans un chenal assez large, au milieu de la banquise.
H.-Ph. duc d'ORLÉANS, À travers la banquise, du Spitzberg au cap Philippe, mai-août 1905, p. 260.
Can. [À la 3e pers. du sing., avec ça pour suj.]
♦ Se prêter à; se présenter :
19. — Je suis jamais fatiguée, moi, déclara-t-elle.
— Tu vas souvent en soirée?
— Pas mal souvent... quand ça adonne...
G. ROY, Bonheur d'occasion, 1945, p. 168.
Adonner à qqn. Convenir à quelqu'un :
20. — Et ton idée à toi, ça n'était point de rester à Honfleur à suer sur les « chousses », fit Racicot avec un gros rire.
— C'est vrai, et je ne m'en cache pas : ça ne m'aurait pas adonné. Ces hommes icitte ont acheté ma terre. C'est une bonne terre, personne ne peut rien dire à l'encontre; ils avaient dessein d'en acheter une et je leur ai vendu la mienne. Mais pour moi, je me trouve bien, où je suis et je n'aurais pas voulu revenir.
L. HÉMON, Maria Chapdelaine, 1916, p. 170.
Prononc. ET ORTH. : (s') [], (je m')adonne []. Rem. FÉR. Crit. t. 1 1787 : ,,Il serait à souhaiter qu'on n'écrivît ce mot, et tant d'autres, qu'avec une seule n``. Cf. donner. Enq. :/ado2n/. Conjug. parler.
Étymol. ET HIST.
I.— Emploi pronom. 1. a) Ca 1140 s'adonner a « se présenter dans une direction, regarder vers (d'un lieu) » (Vie de St Evroult, 1675 ds Barbier ds Proc. Leeds philos. lit. Soc., t. 1, p. 94 : En tertre qui au bois s'adonne); b) fin XIIe-XIXe s. « tendre vers un point, mener dans une direction (d'un chemin) » (BÉROUL, Tristan, éd. Muret, 3378 ds T.-L. : Cele voie qui là s'adone, Vet li vaslez); encore ds Pt LITTRÉ 1874; noté vieilli ds DG; 2. 1245/80-1616/20 s'adonner, emploi abs. « se présenter (de manière favorable, d'un inanimé : temps, occasion) » (RUTEBEUF, I, 449 éd. Jubin ds T.-L. : Puis que le temps aisi s'adonne), encore attesté dans cet emploi en 1576, BAÏF, Mimes ds HUG. : s'y adonner « id. » encore en 1616-1620, AUBIGNÉ, Hist. univ., VII, 21, ibid. :Pour... sauver quelques maisons de gentilshommes et Gergeau, si le besoin s'y adonnoit; 3. a) 1164-1932 s'adonner à + inf. (suj. animé) « se consacrer à + inf. » (GAUTIER D'ARRAS, Eracle, 5055, Löseth ds R. Hist. litt. Fr., I p. 490 : Car toute gent s'est adonnée. Et a mal dire et a mal faire). — Ac. 1932 s.v. : ... Il s'est adonné à boire; 1342 s'adoner a (qqc) « se livrer avec ardeur à (qqc.) » ici en mauvaise part (J. BRUYANT, Chemin de Povreté et de Richesse ds Ménagier de Paris, éd. Société des bibliophiles fr., t. II, 8 b ds T.-L. : que ton cuer ne s'adonne A nul des sept mortels pechiés); dep. NICOT 1606 noté comme étant empl. en bonne ou mauvaise part; b) 1205 suj. animé, emploi abs. « s'abandonner (attitude de supplication) » (Guill. de Palerme, éd. Michelant, 7715 ds T.-L. : Lors s'est a ses piés adounee), attest. isolée; 1360/70-2e moitié du XVIe s./début XVIIe s. s'adonner à + subst. de pers. « s'abandonner à (qqn; d'une femme) » (B. DE SEBOURG, XVI, 575 ds GDF. : Si m'adonnai a lui par amoureus delis). — (BRANTÔME, Dames, II, éd. Lalanne, IX, 213 ds HUG. : On les prendroit pour fort débauschées, et prestes pour s'adonner aussitost); c) fin XIIe s. dr. médiév. « se donner à une abbaye à titre d'oblat » (Livre Roisin, 13, 7 ds T.-L. : s'aucuns bourgois... s'adonne a hospital ou a hostelerie); 1310 adonné, part. passé substantivé « id. » (Cart. de Flines, éd. Hautcœur, 383 ds GDF. : Jehans li Ruys, adonnes a l'eglise de Felines).
II.— Trans. 1. a) 3e tiers XIIe s. adoner + subst. de pers. + a + inf. « exposer, soumettre (qqn) à + inf. » ([PIERRE DE BLOIS], Hist. de Job, Ars. 3142, fol. 174a ds GDF. : ... Quant il [Dieu] voet ordener, Et castoiier et adener Son serf a souffrir aucun grief), attest. isolée; 2e moitié XIVe s. — 1546 adoner + subst. d'inanimé + a + inf. « consacrer (qqc.) à + inf. » (Expos. de la reigle de M. S. Ben., 1486, fol. 102c ds GDF. : Nous adonnons nostre entente souvent a vacquer a oraison). — (RABELAIS, III, 25, ds HUG. : Lequel tout son estude adonnoit à observer et entendre les maulx et miseres d'aultruy); b) 1531 adoner + subst. d'animé + a + subst. « livrer (qqn) à (qqc.) » (MAROT, Trad. du 1. I de la Metamorphose ds HUG. : Pour la terreur d'un tant subit esclandre Fut l'humain genre asprement estonné, Et tout le monde à horreur addonné), attesté seulement au XVIe s.; 1546/1574, même constr., « consacrer (qqc.) à (qqc.) » (AMYOT, Périclès, 1 ds HUG. : Il le fault tousjours addonner [l'entendement] à ce qui est le meilleur), id.; 2. a) 1252 « donner (un serf) à un établissement religieux, à titre de donné, d'oblat » dr. médiév. (Cart. de St Amand, I, fol. 40 r°, Arch. Nord ds GDF. : Si les ai adounes [des serfs] a l'eglises de Saint Amant, cascun parmi .II. louiziens de cens par an, et si les ai quites de tous siervages), attest. isolée; b) 1258 « faire don de, octroyer (qqc.) » (Roman de Mahomet, éd. Reinaud et Fr. Michel, 59 ds T.-L. : De la loy que dex adonner Lor voloit), attest. isolée; 3. 1687 mar. « devenir plus favorable (du vent) » (DESROCHE, Dict. termes de mar. ds JAL2), seule accept. de l'emploi trans. demeurant en fr. mod.
Du lat. vulg. addonare que l'on peut déduire de l'ancienneté des corresp. rom. : a. prov. adonar ab « s'allier à » (début XIIIe s., Cadenet ds RAYN.); a. cat. adonarse « s'adapter » (fin XIIe s.-début XIVe s. ds ALC.-MOLL); a. esp. adonar « pourvoir de vertus morales » (1220-50, BERCEO, Alex. ds COR.); a. ital. addonare intrans. et réfl. « s'apercevoir » (1re moitié du XIIIe s., Giacomo da Lentini ds DEI t. 1 1961); cf. avec I 3 c et II 2 a, lat. médiév. addonare se, 1296, Ch. de Philippe le Bel, Livre rouge Ch. des Comptes de Paris, fol. 417 v°, col. 1 ds DU CANGE : Concedimus... eisdem praeposito, decano... et capitulo... quod omnes homines et feminas nobiles aut liberos... qui se eisdem praeposito, decano, thesaurario et capitulo infra annum et diem Addonaverint... ab eisdem... post talem Addonationem... ipsi praepositus, decanus, thesaurarius, et capitulum in suos recipiant et retineant; addonné, 1310 synon. de donné dep. ca 1265 ds GDF. s.v., a. prov. donat. 1225 ds RAYN., voir DU CANGE s.v. donati et aussi oblati.
[L'attest. ds Cantilène de Sainte Eulalie (éd. Meyer, 13 ds GDF. s.v. adoner :Ell'ent adunet lo suon element) ne semble pas à sa place : c'est à raison, semble-t-il, que John Orr, ds Arch. roman., t. 14, pp. 407-414, Sur un vers de l'Eulalie, rapproche ce verbe adunet du lat. adunare « assembler, unir », a. fr. aüner ds T.-L., qui cite sous ce verbe la phrase d'Eulalie].
STAT. — Fréq. abs. litt. :260. Fréq. rel. litt. :XIXe s. : a) 452, b) 181; XXe s. : a) 360, b) 403.
BBG. — BAILLY (R.) 1969. — BAR 1960. — BARBER. 1969. — BÉL. 1957. — BÉNAC 1956. — Canada 1930. — FÉR. 1768. — GRUSS 1952. — JAL 1848. — LAF. 1878. — LAF. Suppl. 1878. — LE CLÈRE 1960. — MARCEL 1938. — SARDOU 1877. — SOÉ-DUP. 1906. — SOMMER 1882. — THOMAS 1956. — WILL. 1831.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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